Culpabilité, ce sentiment qui nous empêche de ralentir

Je t’ai parlé dans mon dernier article de l’importance de ralentir et de ses bienfaits. Aujourd’hui, j’aimerais parler avec toi de la culpabilité. Un sentiment très fort qui nous empêche de ralentir. Pourquoi le ressentons-nous et surtout comment cultiver un état d’esprit permettant de s’autoriser à ralentir.

Auto-sabotage

Je suis passée par une longue période où je ne me suis pas écoutée.

La culpabilité : ce sentiment qui nous empêche de ralentir - SlowLeaf

Une vie très chargée laissant peu de place aux imprévus. Un rythme insoutenable au travail. Beaucoup de responsabilités et j’avais clairement du mal à dire non même lorsque je sentais que je ne pouvais plus.  L’impression de courir après le temps. De ne pas avoir assez d’heures dans une journée…

J’étais bien consciente que j’allais droit dans le mur. J’avais du mal à prendre du temps pour moi. Je ne m’autorisais pas à faire des pauses.

Pourquoi ne me suis-je pas écoutée ?

Tu sais, ce sentiment que l’on ressent lorsque l’on a besoin de ralentir. Qui nous empêche de s’accorder du temps pour soi. Et si par bonheur, on arrive à prendre ce temps, cela nous empêche d’en profiter pleinement. C’est la culpabilité. Et bien saches que c’est complètement normal. Prendre du temps pour soi est quelque chose de difficile. Surtout sans culpabiliser. Je culpabilisais tout simplement de me sentir fatiguée, débordée. Et je ne voulais surtout pas que l’on pense que j’étais incapable. Des choses simples comme faire une sieste, me poser 5 min pour déguster mon infusion… m’étaient difficiles.

Nous sommes actuellement dans une société basée sur la performance.

Il faut toujours faire plus, en moins de temps. Optimiser chacune de nos minutes. La seule solution qui se propose : toujours accélérer.

Peut-être que toi aussi tu ressens cette pression autour de toi. Que tu te sens stressé de toujours devoir aller plus vite. Et de te sentir dépasser par le temps qui t’est donné. Tu as sans doute l’impression de courir dans tous les sens. Sans réussir à ralentir le rythme et à te poser.

Tu as certainement envie de ralentir et c’est normal.

Ralentir dans une société qui va à 1000 à l’heure peut sembler fou. Mais pourtant, c’est possible. Et sans culpabilité.

D’ailleurs, je vais te confier quelque chose. Contrairement aux idées reçues, ralentir ne signifie que tu es feignant. Ce n’est ni un signe de faiblesse, ni un signe d’incompétence. Au contraire, aller à son rythme permet d’être plus efficace.

De donner le meilleur de soi-même.

Malgré ces prises de conscience, la culpabilité est tenace

Tu te remets sans cesse en question sur tes capacités. Ou pire, tu te dévalorises. Ce qui t’empêche de ralentir, de prendre du temps pour toi.

Ralentir sans culpabilité

Pourtant si tu regardes un peu autour de toi. Par exemple, dans les pays asiatiques, la lenteur est valorisée. La rapidité est au contraire associé à la précipitation. Voir au travail bâclé ou mal fait.

Dans ces pays, la lenteur est quelque chose de positif. Cela renvoie à la perfection du geste. À un travail de patience.

On a tous en tête les cérémonies du thé. Ces longues préparations avant même de pouvoir déguster son thé. Avec des gestes lents et codifiés. Il faut être honnête, la patience est de mise. Autant pour la personne qui le prépare que celle qui va le déguster. Personnes pressées s’abstenir 😉

Cultiver un état d’esprit au service de notre mieux-être

L »être » humain n’est pas parfait et il peut être fragilisé. Il est normal de ne pas être au top tout le temps. Voici quelques astuces pour ralentir sans culpabiliser :

  • Accepter : C’est ok si tu es fatigué·e, que tu n’es pas au top de ta forme. Vouloir ne rien faire, d’avoir besoin de temps seul·e.
  • S’écouter : Fais-toi confiance. Toi seul·e sait ce dont tu as besoin.
  • Oser dire non : C’est ce dire oui à soi. Je te rassure, dire non aux autres n’est pas un signe d’égoïsme ou de désintérêt vis-à-vis de la personne.
  • Poser des limites : Vis-à-vis des autres, vis-à-vis de toi. De cette petite voix intérieure qui ne cesse de te juger. Tu sais, cette petite voix qui te fait douter, celle qui t’empêche de profiter.
  • Prendre soin de toi : De ton corps et de ton esprit, c’est le seul endroit que tu aies pour vivre.

S’autoriser à ralentir sans culpabiliser

Il est nécessaire de s’autoriser à ralentir, prendre du temps de qualité pour soi. Sois convaincu·e que tu as le droit (l’obligation même) de prendre du temps pour toi sans culpabiliser.

C’est apprendre à te dire « Oui ! ». C’est apprendre à t’écouter, respecter tes besoins. Faire de ta santé et ton mieux-« être », la priorité.

Il est vital de s’autoriser à ralentir.

J’espère que cet article t’aidera à ne plus ressentir de la culpabilité. Et qu’à travers mon retour d’expérience de te faire prendre conscience que tu n’es pas seul·e à le ressentir, ce sentiment de culpabilité.

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En attendant de se retrouver pour un prochain article, prend soin de toi sans culpabiliser 😉

Flavia,

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